Travailler ou étudier ? (4/4)

J’espère que le contenu des différentes parties de ce sujet – Travailler ou étudier – vous sera utile dans votre processus d’intégration au Québec. Dans cette dernière partie je me permets de faire un témoignage personnel.

Ma première erreur et mon premier constat

Avant mon arrivée au Québec, je m’étais inscrit sur le site d’emploi Québec. Une fois sur place j’avais commencé à postuler aux offres dès que mes démarches administratives sont terminées. Ignorant que j’étais, je ne savais même pas que le modèle du CV au Québec était différent et je l’envoyais aux employeurs tel que je l’ai toujours présenté chez moi. Je m’en étais rendu compte qu’à la formation « s’initier au monde du travail du Québec » que j’ai suivi la deuxième semaine après mon arrivée. Je l’avais rapidement refait et ensuite demandé les commentaires du formateur pour l’améliorer.






Le contenu de la formation et les interactions des participants avec la présentatrice m’ont permis d’avoir les informations de base pour démarrer mon intégration. Ce qui m’avait le plus marqué lors de cette formation alors que je croyais qu’on venait tous d’arriver, c’est la présence de certains immigrants qui avaient déjà fait 6 mois et plus sur le terrain. Mais ils étaient malheureusement sans boussole et avaient finalement sentir le besoin d’y participer. Je vous recommande vivement cette formation qui se fait aujourd’hui en ligne – Service d’intégration en ligne (SIEL).

Ma première leçon et mon premier job

Une fois la formation de 5 jours terminée, j’ai accéléré ma recherche d’emploi. J’ai passé une semaine à envoyer des CV et des lettres de présentation dans une dizaine d’entreprises, à m’inscrire dans des agences de placement et à remplir des formulaires d’embauche dans quelques magasins. J’étais prêt à tout faire pour au moins commencer à avoir quelques revenus. Il ne fallait pas que j’épuise mes réserves. Mais malheureusement rien ne se pointait à l’horizon. On était au début du printemps et pour certains immigrants que je côtoyais, ce n’était pas la période favorable pour se trouver un emploi. Pour d’autres cela devrait prendre encore quelques semaines.

Un soir je demande à un ami qui s’était déjà installé ici quelques années plus tôt, comment s’y prendre avec les agences de placement pour avoir un emploi général. Voici sa réponse : « Tu dois essayer de mettre si possible moins de limites pour augmenter tes chances ».  Autrement dit, je devrais être prêt à travailler dans n’importe quel secteur, à accepter n’importe quelle période de travail et toujours disponible immédiatement. Certaines agences pouvaient appeler pour demander de commencer un travail dans les heures qui suivent – wow c’était du jamais vu et entendu pour moi.

Dès le lendemain je repasse dans quelques agences de placement pour mettre à jour mon dossier. Le soir même je reçois un appel pour commencer un emploi de commis de bureau le jour suivant pour un projet de gestion documentaire. Cela faisait exactement trois semaines après mon arrivée. C’était un emploi ayant plus ou moins rapport à une expérience antérieure. Pour moi ni le salaire ni le poste n’était pas le plus important mais plutôt ma première expérience sur le marché du travail au Québec.






Avoir plusieurs cordes à son arc

Bien qu’ayant obtenu mon premier emploi, je continuais à appliquer à d’autres candidatures surtout dans mon domaine (informatique). J’avais pu décrocher quelques entrevues qui n’ont pas été positives. Un suivi régulier de ces échecs m’a permis de comprendre que je n’étais pas à jour dans les technologies recherchées par les employeurs. Je n’hésitai pas alors à m’inscrire à temps plein pour un certificat à l’université afin d’aller chercher ces connaissances. Pendant la même période, je participais à tous les concours provinciaux pour lesquelles ma candidature était acceptée. Étant installé à Montréal, je regardais aussi du côté des organismes de régionalisation. Ce qui m’avait permis de participer à certaines campagnes de recrutement à la ville de Québec. Durant tout ce temps j’étais placé par les agences de placement soit dans un entrepôt, soit dans un magasin, etc.

Deux mois après avoir commencé les cours à l’université, j’ai obtenu un emploi étudiant à temps partiel comme testeur d’une application informatique. Il m’a donc fallu sept (7) mois pour me positionner dans mon domaine. Cela a été long comparativement à d’autres immigrants que j’ai rencontrés. Certains ont commencé à travailler dans leur domaine moins de six (6) mois après leur arrivée. Par contre pour d’autres cela peut prendre une ou deux années voire plus. Quatre (4) mois après le début de ce poste temporaire je reçois une autre proposition pour un contrat occasionnel d’un an au gouvernement provincial. À partir de cet instant mon travail passe à temps plein et mes études à temps partiel.

Mon avis personnel

Il n’y a pas une réponse précise à cette question – Travailler ou étudier ? lorsque nous débarquons au Canada. Chaque immigrant a son parcours. Il faut juste mettre en place une bonne stratégie selon ses objectifs personnels ou familiaux. Soyez très ouvert et toujours en quête d’informations pour vous ajuster constamment dans vos divers choix. Comme le dit souvent une amie, je dois être constamment à jour et si une seule personne doit être sélectionnée je garde espoir que ça serait moi. Soyez tout simplement et restez positif…

Vous avez sans doute une expérience à ce sujet, n’hésitez pas à la partager avec la communauté.