Manque de main d’œuvre VS chômage des immigrants

Plusieurs entreprises de la province ont de la difficulté à trouver du personnel. Au même moment le taux de chômage chez les immigrants est toujours plus élevé que la moyenne provinciale. Pourtant plusieurs entrepreneurs pensent que l’immigration devrait être une situation et certains demandent des quotas pour les régions. Comment comprendre alors que plusieurs immigrants n’arrivent toujours pas à décrocher un emploi?

Dans le fonds il faut noter qu’il y a deux catégories d’immigrants. Nous avons d’un côté des travailleurs qualifiés dont la plupart étaient des cadres dans leur pays d’origine. Ce sont des universitaires, des ingénieurs et des doctorants qui ont décidé de tout laisser et venir s’installer avec leur famille au Québec. De l’autre côté nous avons des réfugiés immigrants dont la plupart sont peu scolarisés.

En face nous avons plusieurs postes disponibles en région dans des entreprises agricoles, des usines ou des entrepôts. Ces postes correspondent généralement plus au profil des immigrants peu scolarisés qui sont plus rares ou ayant une barrière pour la langue française.






Le taux de chômage élevé des immigrants s’explique par les difficultés rencontrées par les travailleurs qualifiés. Bien qu’ayant l’expérience, il est très fréquent qu’ils ne soient pas acceptés par les entreprises. Est-ce à cause des super-diplômes ou d’un problème de confiance en leurs capacités? Les immigrants dont les métiers sont régis par des ordres peinent à les intégrer et finissent par se tourner vers autre chose.  N’est-il pas fréquent d’entendre que plusieurs médecins immigrants sont devenus des chauffeurs de taxi. Mais certains immigrants l’auraient compris plus tôt et vont s’installer dans une autre province ou retournent simplement chez eux.

Qu’est-ce qu’on demande ?

Les entreprises doivent savoir qu’il y a de la valeur dans la main d’œuvre immigrante et profiter de leur expertise. Celles qui sont en région et sont prêtes à les employer devraient créer des incitatifs pour attirer les immigrants qui s’installent plus dans les grandes villes. Le gouvernement du Québec doit aussi prendre ses responsabilités . Il doit communiquer davantage avec les différentes organisations pour faciliter l’intégration de toutes ces personnes qu’il sélectionne par le biais de son programme d’immigration.

Sources :